Partira, partira pas ? En quarante-huit heures, deux sondages, l'un réalisé par Ipsos pour France Bleu, l'autre par TNS Sofres pour
TourCom sur les intentions de départ en vacances des Français donnent des résultats très éloignés.
Selon TourCom, organisme qui regroupe 530 agences de voyages (online et offline), 65 % des clients qui ont acheté un voyage en 2008 affirment avoir l'intention de repartir en vacances à l'étranger cette année. Et 91 % estiment que dans un contexte de crise économique, les voyages sont une façon de s'évader. "Malgré la crise, les Français ne comptent pas renoncer à leurs vacances, déclare Richard Vainopoulos, président de TourCom, et 72 % pensent à nouveau faire appel à une agence traditionnelle à cette occasion."
Un optimisme qui tranche avec les intentions des Français interrogés par Ipsos les 20 et 21 mars. L'impact de la crise économique est déjà perceptible sur le budget vacances des Français.
Plus d'un Français sur deux (51 %) déclare en effet qu'il ne partira pas en vacances cet été, soit 11 % de plus que l'an dernier et un Français sur dix a déjà décidé de diminuer son budget.
REDISTRIBUTION DES RÔLES
Pour les 49 % qui envisagent de partir, l'heure est donc aux économies, en particulier sur la restauration et les loisirs. Même tendance sur les destinations. Les Français devraient privilégier cette année les déplacements en France au détriment des voyages à l'étranger.
Autre impact de la crise, un Français sur cinq se dit prêt à réduire la durée de son séjour, les dépenses liées au transport, voire les deux.
Contrepartie de la crise économique, certaines régions pourraient bénéficier de ces changements d'habitudes et on pourrait assister cet été à une redistribution des rôles entre les différents acteurs et sites touristiques. 30 % des Français qui partiront en vacances cet été estiment que la crise pourrait les inciter à se recentrer sur le noyau familial et les proches en attendant que la tempête passe.
Malgré la crise, ils semblent que les ménages qui ont l'intention de partir restent relativement sereins et ils ont de plus en plus tendance à réserver au dernier moment. " Les Français font des arbitrages très clairs en sacrifiant "l'accessoire" pour maintenir "l'essentiel", à savoir leurs longs séjours d'été dans le cadre familial protecteur, estime Petra Freidmann, directrice générale d'Opodo France (voyagiste en ligne). Il est probable que les vacances d'été agissent comme viatique anti-grisaille." Selon le site de vente de voyages, 55 % des Français ont l'intention de partir en vacances en 2009.
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