Santé

Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 08:43




















Afin de palier le déficit sans précédent de la sécurité sociale et de l’assurance maladie, le Gouvernement annonce des possibles mesures de déremboursement de médicaments et l’augmentation de 25% du forfait journalier dans le cadre de la préparation du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2010 (PLFSS). L’UNAF rappelle que la baisse des recettes est due à la crise et ne doit pas pénaliser davantage les familles.

Un déficit renforcé par la crise
En 2009, les objectifs d’une meilleure maîtrise des dépenses ont été tenus puisque l’accroissement des dépenses se situe cette année autour de 3,7%. En revanche, le ralentissement économique (montée du chômage, contraction de la masse salariale) a entraîné une baisse des recettes. Le déficit 2009 est lié à la crise et non à un « dérapage » des dépenses.

Tous les assurés seraient mis à contribution
Des mesures de déremboursement et d’augmentation du forfait journalier ne sont pas acceptables dans le contexte économique d’aujourd’hui.
En effet, si on continue à transférer la prise en charge vers les complémentaires, la hausse des cotisations des complémentaires santé pèsera sur l’ensemble des familles. Quant aux familles les plus fragilisées (notamment celles qui n’ont ni la CMU, ni une complémentaire santé), elles seront encore les premières pénalisées.

La nécessité d’une large réflexion pour lutter contre les déficits
Le rapport sur les produits et les charges et les 25 propositions présentés aux conseils de la CNAMTS des 2 et 9 juillet dernier proposent des mesures qui peuvent servir de base à l’élaboration du prochain PLFSS (arrêts de travail, mise en place du secteur optionnel, homogénéité de l’offre des soins de suite..). Cependant aucune de ces mesures n’apporterait de réponse suffisante pour compenser la chute des recettes de la Sécurité sociale.

Dans le domaine de la santé, il faut arrêter d’agir à coup de mesures ciblées sur les familles : il faut lancer une réflexion d’ensemble. C’est pourquoi l’UNAF réclame un « Grenelle de la Santé ».

source: unaf.fr

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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 09:41



Est-il difficile de trouver un médecin lorsque l'on bénéficie de la CMU ? Nous avons réalisé notre propre test pour en avoir le cœur net

 

Une enquête du collectif interassociatif sur la santé (Ciss), réalisée au mois de mai dernier, révélait que 22 % des médecins autorisés au dépassement d'honoraires (secteur 2) refusent de recevoir un patient bénéficiant de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU).
Deuxième coup dur, courant juillet, avec une autre étude qui démontrait qu'un cabinet sur quatre exerçant à Paris refuse de soigner un patient pauvre. Deux bombes qui ont poussé le conseil de l'ordre des médecins à publier un communiqué, à la mi-juillet, pour dénoncer ces actes et pousser les victimes à se plaindre.
Pour bien cerner le problème, l'est-éclair a décidé de réaliser son propre test sur un panel de trente cabinets généralistes (dont six de secteur 2) installés à Troyes et son agglomération. Très simplement, nous les avons contactés pour prendre rendez-vous en spécifiant : « Je suis couvert par la CMU. » Dans les cas de refus, un deuxième journaliste appelle pour les mêmes raisons quelques minutes plus tard sans préciser s'il bénéficie de la couverture.
Les diverses études et tests dans les médias font état de médecins refusant explicitement les CMU. De notre côté, aucun ne nous a clairement indiqué qu'il refusait ce type de patient et passe généralement par l'excuse de l'agenda complet. Si après vérification, deux cabinets refusent bel et bien de nouveaux patients faute de place, d'autres n'hésitent pas à donner un rendez-vous au second journaliste après m'avoir fermé la porte.


« On ne prend plus personne »


Premier coup de téléphone et déjà, « nous sommes débordés, nous ne prenons pas plus de patient pendant les vacances », m'explique une secrétaire. Une rengaine que je vais

régulièrement entendre. Quelques minutes plus tard, le deuxième journaliste décroche un rendez-vous au même numéro. Constat similaire dans trois autres cabinets. Dans un autre, la secrétaire me renvoie gentiment chez un confrère, alors que ma collègue obtient encore une entrevue pour la semaine d'après.
La médaille revient à un cabinet de secteur 2. La secrétaire, prise de court, hésite, « euh… alors normalement, il n'y a pas de souci, attendez je vais lui demander ». Quand elle reprend la communication, elle m'assène un « on peut vous prendre, mais il faudra payer la différence. »
Il y a aussi ces cas où l'on accepte de me recevoir mais pas sans hésitation de l'autre côté de la ligne. « Vous prenez les CMU ? », « Alors… je ne sais pas, c'est compliqué niveau place en ce moment, je vais demander au docteur ».
Après cinq minutes d'attente, elle me donne finalement un rendez-vous dans la soirée. Les secrétaires font tampon et ne savent pas toujours comment réagir. « Vous avez bien l'attestation hein ? », s'assurent certaines, « je vais vérifier… oui il prend les CMU », annoncent d'autres.
Une vingtaine de cabinets me donnent un rendez-vous sans sourciller, « ce n'est pas un problème ça la CMU », s'étonne même un médecin. Un autre du secteur 2 précise : « Mais bien sûr que je vous prends, vous êtes un patient comme les autres. »
Au final, sur les trente cabinets contactés, cinq refusent de me donner un rendez-vous pour des raisons que nous avons imputées à la CMU. De meilleurs résultats que ceux observés à Paris (25 % de refus contre 16 % chez nous). Les raisons?
L'agglomération troyenne n'est pas surmédicalisée et on ne comptabilise qu'un faible taux de médecins à honoraires libres, souvent montrés du doigt dans les

études...

 

 

source: Libération Champagne

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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 10:00


Mises en place par le conseil général, des rencontres avec des professionnels permettent d'aborder le vieillissement sous un angle nouveau...

 

« Nous sommes à un moment de notre histoire de pays riche jamais connu auparavant puisque, avec l'accroissement de l'espérance de vie, on arrive à un tout autre équilibre démographique », selon le Dr Christian Braun, gériatre. Le thème de la première des conférences est le vieillissement normal et pathologique de la personne âgée.
Quand on parlait de vieillesse, il y a encore quelques années, on l'associait à la retraite. Aujourd'hui, cela « ne correspond plus à rien » et l'on parle plutôt de personnes âgées à partir de 75 ans.
On distingue ainsi plusieurs catégories chez les retraités et la tranche de 60 à 75 ans reste très active, une génération « charnière » qui doit s'occuper à la fois des enfants et des parents, le plus souvent. « En 2010, les plus de 60 ans représenteront 23 % et en 2020, 27 % de la population. Il est donc important de s'intéresser au vieillissement », poursuit le médecin. Économiquement, la société a tout à gagner à garder le plus longtemps possible les seniors en bonne santé et à domicile. 10 à 15 % d'entre eux ont actuellement un vieillissement réussi, c'est-à-dire exempt de pathologies ou d'atteintes des fonctions physiologiques.
Pour bien vieillir, le Dr Braun mise sur la prévention bien que tout ne soit

pas organisé en ce sens à l'heure actuelle. « Il faut avoir des activités intellectuelles et sportives, conserver un réseau social, ne pas se replier sur soi, surveiller sa santé et bien s'alimenter. »
Et de passer en revue les causes de la dépendance, telles que l'hypertension, une audition et une vue moins aiguës. Plus tôt sont effectués les traitements, les appareillages, mieux on vieillit. Un aménagement de la maison en prenant soin de ne pas bouleverser les habitudes, des examens bucco-dentaires réguliers, un bon équilibre alimentaire sont favorables au bien-vieillir.


Quatre autres rencontres


C'est devant un public assez restreint, composé de professionnels et de particuliers, que le Dr Braun est intervenu, lundi après-midi. Les rendez-vous des aidants s'adressent à tout le monde, comme l'a souligné Viviane Martin, responsable de la circonscription. Dès septembre, c'est l'approche psychologique de la personne âgée qui sera abordée, le mois suivant, un ergothérapeute parlera des aides techniques dans l'habitat, les gestes et postures. Puis il sera question des lieux et temps de répit pour l'entourage et de l'accès aux services d'aide au maintien à domicile, en sachant que l'unité personnes âgées - personnes handicapées est, si besoin, à disposition, au quotidien, au centre médico-social de

Bar-sur-Seine.



source : Libération Champagne
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /2009 10:56





 










c’est renoncer au droit à la santé pour tous


Afin de mettre en évidence une discrimination des patients bénéficiaires de la Couverture Maladie Universelle complémentaire (CMUc), le CISS, la FNATH et l’UNAF ont mené leur enquête en procédant à une opération testing auprès d’un échantillon constitué de spécialistes de secteur 2.

.

Communiqué :

"Les sénateurs ont supprimé le testing. Ça devait leur faire peur. Bingo, le CISS l’a fait. Et les résultats ne sont pas brillants du côté des professionnels qui se targuent de servir avant tout l’intérêt des patients : 50 % de refus de soins aux bénéficiaires de la CMUc par les spécialistes parisiens, par exemple. Le principe constitutionnel de l’égal accès de tous aux soins en prend un coup, n’est-ce pas ?

Le CISS a aussi mené l’enquête dans les caisses primaires d’assurance maladie et montre qu’elles ne sont pratiquement jamais saisies des refus de soins. Preuve qu’il faut bien des mécanismes de protection nouveaux contre les refus de soins, là où les solutions du passé sont en échec.

Enfin, le troisième volet de notre enquête nous a mené du côté de l’aide sociale à l’enfance. Ces enfants, de droit bénéficiaires de la CMUc et souvent déjà confrontés à des situations personnelles et familiales difficiles face auxquelles le rôle de la collectivité est de leur assurer une protection maximale, rencontrent eux aussi des problèmes d’accès aux soins.

Nos responsables politiques n’ont donc aucune raison de renoncer à lutter contre les refus de soins, à moins de pêcher par indolence ou de céder aux pressions tous azimuts."

Pour notre part, nous continuons le combat pour l’égalité d’accès aux soins :
- en rendant publique cette enquête et nos recommandations qui en résultent,
- en proclamant qu’une autre enquête menée par un organisme public existe et qu’elle est tenue secrète tant ses révélations confirment nos inquiétudes,
- en nous apprêtant à saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations,
- en préparant une campagne publique de mobilisation contre les refus de soins.

Au nom de la cohésion sociale, nous réclamons le rétablissement de toutes les dispositions en faveur de l’accès aux soins qui se trouvaient dans le texte initial du projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires ». Face à une réalité aussi problématique et crûment documentée, le législateur ne doit pas manquer l’occasion de démontrer son attachement à l’égalité d’accès aux soins, principe constitutionnel de la République. C’est elle qui est en jeu."

source :
unaf

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